SI VOUS VOYEZ UNE PERSONNE PORTANT UN TATOUAGE À TROIS POINTS, MÉFIEZ-VOUS

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La larme

Ce tatouage est l’un des plus connus dans l’univers carcéral et peut revêtir plusieurs significations.

Dans la plupart des cas, lorsqu’un détenu porte une larme tatouée sous l’œil, cela indique qu’il purge une longue peine de prison ou qu’il a déjà commis un homicide.

Dans ce contexte, la larme symbolise la douleur, le deuil ou le souvenir d’une personne disparue.

Ce tatouage peut également signifier que son porteur a tenté de tuer quelqu’un ou qu’un proche, un ami ou un compagnon de cellule a été assassiné et qu’il nourrit un désir de vengeance.

De manière générale, une larme entièrement remplie d’encre est souvent interprétée comme le signe qu’un crime grave a déjà été commis.

Dans certaines cultures carcérales, chaque nouvelle larme peut symboliser une victime supplémentaire.

À l’inverse, une larme non remplie peut indiquer qu’une vengeance n’a pas encore été accomplie.

Elle exprime alors la volonté de régler un compte après la perte d’un proche, d’un ami ou même d’un codétenu.

Selon cette interprétation, le tatouage ne sera « complété » qu’une fois cet objectif atteint.

Au fil des années, de nombreux rappeurs et célébrités ont popularisé ce tatouage afin de se donner une image de dureté, de rébellion ou de marginalité.

L’inscription ACAB

Ce tatouage, très répandu dans certains milieux contestataires, est l’acronyme anglais de :

« All Cops Are Bastards »

que l’on peut traduire par :

« Tous les policiers sont des salauds ».

Originaire du Royaume-Uni, ce slogan est devenu un symbole de défiance envers les forces de l’ordre.

L’horloge sans aiguilles

Une horloge dépourvue d’aiguilles représente généralement le temps passé derrière les barreaux.

Ce symbole est particulièrement associé aux détenus condamnés à perpétuité ou à de très longues peines. Il exprime l’idée d’un temps figé, interminable, qui semble avoir perdu toute signification.

Pour ceux qui portent ce tatouage, les jours cessent parfois de compter. Le temps devient une notion vide, suspendue entre les murs d’une prison.

On retrouve souvent cette image chez des prisonniers qui refusent de compter les années qu’il leur reste à vivre enfermés.

L’horloge sans aiguilles symbolise alors une existence perçue comme perdue ou privée d’avenir.

Ce motif peut prendre différentes formes : montre à gousset, horloge murale, montre-bracelet ou simple cadran sans aiguilles.

Histoire et signification des tatouages

Depuis l’Antiquité, le tatouage constitue un moyen d’expression visuelle. Comme les marques tribales d’autrefois, il peut témoigner d’une appartenance à un groupe, à une communauté ou à une identité particulière.

Mais le tatouage est aussi devenu un élément esthétique adopté par des millions de personnes à travers le monde, indépendamment de leur culture ou de leur origine sociale.

Au-delà de leur aspect décoratif, les tatouages véhiculent souvent des messages plus profonds.

On les retrouve dans tous les milieux : dans la rue, dans les prisons, chez les artistes, les sportifs ou les célébrités. Ils peuvent servir à se distinguer, à affirmer une identité ou parfois à provoquer.

Longtemps associés aux groupes marginalisés, aux mouvements contestataires, aux amateurs de punk ou de métal, les tatouages se sont progressivement démocratisés.

Cependant, dans l’univers carcéral, ils conservent souvent une signification bien particulière.

Que signifient réellement ces tatouages ?

Parmi les détenus, certains tatouages possèdent un sens précis et codifié.

Ils peuvent indiquer l’appartenance à un groupe, refléter un parcours personnel ou encore résumer l’histoire criminelle d’un individu pour ceux qui savent les interpréter.

Certains révèlent des informations telles que la durée d’incarcération, le rang au sein d’un groupe ou certains épisodes marquants de la vie du détenu.

Ils fonctionnent ainsi comme de véritables signes d’identification.

Comme l’expliquait Jérôme Pierre, auteur du livre Bad Boys, consacré aux tatouages du milieu carcéral et coécrit avec Éric Guyon, dans un entretien accordé à Mediapart :

« À première vue, ces tatouages peuvent sembler être de simples motifs décoratifs. Mais pour les initiés, ils constituent une véritable carte d’identité. »

Dans cet article, nous vous proposons de découvrir plusieurs tatouages étudiés par des spécialistes de la criminalité organisée et par des professionnels du milieu pénitentiaire.

Vous constaterez que ces marques ne relèvent pas uniquement de l’esthétique : elles peuvent également transmettre des messages précis, parfois troublants et inquiétants.